LES RESEAUX SOCIAUX NUISENT A L’EMBAUCHE DES JEUNES !

Facebook1 jeune sur 10 se serait déjà vu refuser un emploi à cause de sa présence sur les réseaux sociaux. Si vous êtes à la recherche d’un travail, mieux vaut donc gérer votre e-réputation.

Une étude américaine réalisée par On Device Research auprès des 16 – 34 ans, publiée le 29 mai 2013, révèle que certains jeunes candidats sont refusés à un poste en raison de leurs publications (photos, messages…) sur les sites du genre Facebook ou Twitter. Les recruteurs sont de plus en plus attentifs à l’activité des candidats sur les réseaux sociaux et à leur comportement sur Internet.

En plus de s’appuyer sur le CV et la lettre de motivation des postulants, les recruteurs observent leurs attitudes dans la vie courante. Cela leur permet de connaître plus précisément le profil du candidat.

Les réseaux sociaux peuvent donc faire manquer une opportunité professionnelle à un candidat.

Or, dans le contexte de crise économique actuelle, trouver un emploi est de plus en plus difficile. D’autant plus que l’on sait que les jeunes sont les premières victimes du chômage. 1 demandeur d’emploi sur 4 à moins de 25 ans. Maîtriser son e-réputation est donc devenu indispensable.

Mais est-ce chose aisée ? Les jeunes postulants ne sont pas les seuls à alimenter leur activité sur les réseaux sociaux.  En effet, leurs amis ou les amis de leurs amis peuvent identifier l’intéressé dans des photos par exemple et publier sur son « mur ». Il est donc conseillé de paramétrer la confidentialité de son compte afin de ne pas avoir de mauvaises surprises et pour s’assurer du contenu et des commentaires publiés. Les résultats peuvent être catastrophiques pour ceux qui négligeraient cet aspect. En plus de faire peser des risques sur leur carrière professionnelle, les publications peuvent être problématiques au regard de la vie privée des utilisateurs.

« Info-plus » Paramétrer et restreindre son profil même après avoir été recruté !

Il est nécessaire de continuer à gérer son compte Facebook ou Twitter et les publications qui y paraissent une fois en poste.

En effet, un salarié peut être sanctionné voire licencié pour faute grave en raison des propos – injures, moqueries, dénigrement – qu’il tient sur les réseaux sociaux.

Les juges ont déjà considéré que le « mur » sur lequel les messages sont postés  est un espace public, dès lors, les propos qui y sont tenus peuvent être vus de tous. Par conséquent, le salarié qui insulte son supérieur hiérarchique sur un « mur » ouvert peut être sanctionné pour avoir proféré des injures publiquement. Il appartient donc au salarié de limiter l’accès à son profil (CA Besançon Soc. 15 novembre 2011, n°10-02642).

Les propos publiés sur un compte en accès restreint – c’est-à-dire visible de la seule salariée et de ses amis –  échappent au délit d’injures publiques selon la Cour de cassation (Cass. 1ère civ. 10 avril 2013, n°11-19530).

Sources : Juritravail & Etude On Device Research, 29 mai 2013

 

Pour en savoir plus : Arrêt n° 344 du 10 avril 2013 (11-19.530) – Cour de cassation – Première chambre civile – ECLI:FR:CCASS:2013:C100344