LES SALARIES HESITENT A SE METTRE A LEUR COMPTE

Date de parution :         Jeudi 1er Décembre 2011

Source :                             www.lexpress.fr

Entreprendre ? En voilà une drôle d’idée en pleine période de crise ! Les Français sont d’ailleurs très méfiants lorsqu’il s’agit de se lancer à leur compte, puisque seuls 14% d’entre eux envisagent de créer une entreprise dans les trois ans à venir. Voilà ce que révèle le baromètre « L’envie d’entreprendre des Français » réalisé par l’Ifop pour Créativallée, qui fait la promotion de l’entreprenariat. 

Le succès de l’auto-entreprise, mise en place en janvier 2009, ne rassure pas vraiment, malgré un taux flatteur de 80% de sociétés encore en activité. Ceux qui souhaitent reprendre en main une structure sont deux fois moins nombreux, craignant des démarches plus complexes et coûteuses. 

L' »épanouissement personnel » et la satisfaction « d’être son propre patron » sont les principales motivations de 43 et 42% des personnes qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise (15%). Un sondé sur cinq apprécie plutôt la « prise de risque », notamment les femmes et les personnes de moins de 35 ans. 

Les salariés satisfaits de leur situation :

Parmi les 85% des Français qui ne souhaitent pas entreprendre dans les prochaines années, 48% sont satisfaits de leur situation actuelle et n’envisagent pas de changer de statut professionnel. Les salariés sont donc nombreux à ne pas vouloir prendre la place du patron. D’autres voient dans la création d’entreprise un risque financier trop important (19% des sondés). 12% n’ont simplement pas d’intérêt particulier pour ce type de projet, et un sur dix pensent ne pas avoir l’état d’esprit pour entreprendre. 

Paradoxalement, les jeunes entreprises véhiculent une image positive, puisque 77% des Français interrogés estiment qu’elles contribuent à l’attractivité et au dynamisme des régions. Elles profitent même à la réputation des chefs d’entreprise : trois quarts des Français ont le sentiment que les jeunes entrepreneurs donnent une bonne image. Enfin, la création d’emploi est « boostée » par ces structures naissantes, selon 62% des sondés. Autant de qualités qui ne sont toutefois pas suffisantes pour susciter de nombreuses vocations… 

Etude réalisée par l’Ifop du 9 au 22 septembre, auprès d’un échantillon de 9600 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.