LICENCIE POUR SES LIENS AVEC DES NEONAZIS SUR FACEBOOK

Date de publication :          Jeudi 1er Décembre 2011

Source :                             www.lexpress.fr

En Allemagne, les néo-nazis ne font pas rire, encore moins depuis l’affaire du trio soupçonné d’une dizaine de meurtres racistes. Pour Ikea, entretenir ce type de relation peut même être un motif de licenciement. 

Trahi par Facebook et ses contacts sur le réseau social, l’un des salariés a pu goûter à l’intransigeance de l’enseigne de meuble. « Nous avons reçu cette information, selon laquelle un salarié était ami de membres du parti néo-nazi NPD », a expliqué une porte-parole d’Ikea Allemagne.  Ses propos et opinions sur Facebook ont été considérés incompatibles avec les valeurs » d’Ikea. 

L’homme en question occupait une fonction de responsable au sein de la succursale de Wallau, à l’ouest de l’Allemagne. Le Wiesbadener Zeitung avait auparavant rapporté que le salarié entretenait des contacts à l’extrême droite, comptant parmi ses amis des responsables politiques du NPD dans la Sarre et à Berlin. Selon le journal, il avait échangé des « propos extrémistes » sur le réseau social. 

Des valeurs à respecter dans la vie au travail

L’enseigne assure avoir pris cette information « très au sérieux ». « Ikea défend le respect et la tolérance vis-à-vis de ses salariés et de ses clients. La diversité culturelle et religieuse sont des valeurs qui forment la base du vivre ensemble », a-t-elle dit. 

« Nous n’acceptons aucunement que les valeurs d’Ikea soient ignorées dans la vie de tous les jours au travail (…) C’est pourquoi nous avons, dans le cas présent, tiré les conséquences en nous séparant du collaborateur visé », a conclu l’enseigne sans préciser les propos incriminés. 

Ironie du sort, le passé nazi du fondateur d’Ikéa, Ingvar Kamprad, fait régulièrement l’objet de polémiques en Suède.